Les Bourses mondiales saluent la rencontre Xi-Trump
Les marchés boursiers mondiaux ont clôturé en hausse jeudi, portés par l'optimisme autour de la rencontre entre Donald Trump et Xi Jinping en Chine, qui fait espérer une plus ample collaboration entre les deux puissances.
En Europe, la Bourse de Paris a gagné 0,93%, Francfort a pris 1,32% et Milan 1,15%. Londres s'est octroyée 0,46%.
A Wall Street, l'indice Nasdaq (+0,88%) et l'indice élargi S&P 500 (+0,77%) ont touché de nouveaux records en clôture pour la deuxième séance d'affilée, s'établissant respectivement à 26.635,22 et 7.501,24 points.
Le Dow Jones s'est octroyé 0,75%, repassant au-dessus du seuil symbolique des 50.000 points.
"Les investisseurs se réjouissent de discussions positives entre les Etats-Unis et la Chine à Pékin", note Jose Torres, d'Interactive Brokers.
Les marchés anticipent la conclusion d'accords entre les deux plus grandes économies mondiales, en particulier dans le secteur de la tech.
La présence de patrons de grands groupes américains, dont Jensen Huang à la tête de Nvidia, dans la délégation de M. Trump, a été "interprétée (...) comme un signal positif pour l'accès futur aux puces d'IA et la flexibilité des exportations" entre les deux pays, estime Stephen Innes, gérant de SPI Asset Management.
En parallèle, le secteur technologique bénéficie depuis plusieurs séances d'un fort regain d'intérêt des investisseurs après des publications de résultats particulièrement salués.
Jeudi encore, "la tech reste l'élément porteur du marché, que ce soit en termes de résultats trimestriels, de perspectives de croissance et de performance des actions", relève Christopher Dembik, conseiller en investissement chez Pictet AM, interrogé par l'AFP.
A Francfort, le spécialiste des microprocesseurs Infineon a poursuivi son rallye et terminé en tête de l'indice Dax à +5,76%, toujours porté par la demande de puces pour les centres de données. A Paris, STMicroelectronics (+5,39%) a terminé en tête du CAC 40.
A New York, la première capitalisation mondiale Nvidia a gagné 4,39%, s'approchant du seuil historique des 6.000 milliards de dollars de capitalisation boursière.
- Le pétrole fait une pause -
Le sommet Xi-Trump fait aussi espérer de potentielles avancées pour la résolution du conflit au Moyen-Orient, alors que Pékin a plusieurs fois déclaré être en faveur d'une solution diplomatique.
Donald Trump a affirmé jeudi que Xi Jinping lui avait assuré que Pékin n'enverrait pas d'équipement militaire à l'Iran et était prêt à aider à la réouverture du détroit d'Ormuz, selon un extrait d'une interview à la chaîne Fox News après sa rencontre avec le dirigeant chinois.
Le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en juillet, a terminé proche de l'équilibre (+0,09%) à 105,72 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en juin, a grappillé 0,15% à 101,17 dollars.
"Le marché est peut-être en train de placer trop d'espoirs sur les résultats positifs" des "discussions entre les États-Unis et la Chine" sur le Moyen-Orient, tempèrent toutefois les analystes d'ING.
"Pour le moment, il n'y a pas vraiment de nouveaux développements concrets (...) c'est vraiment le statu quo", note auprès de l'AFP John Kilduff, d'Again Capital.
- Les marchés britanniques dans l'expectative -
L'attention des investisseurs s'attarde également sur la situation politique au Royaume-Uni après l'annonce de la démission du gouvernement du ministre britannique de la Santé, Wes Streeting, pressenti comme concurrent de M. Starmer à la direction du parti travailliste et à Downing Street.
"Le marché actions a relativement bien absorbé ce risque politique, mais le marché des changes s'est montré moins indulgent: la devise britannique intègre désormais avant tout le risque d'instabilité politique", résume Patrick Munnelly, analyste de marché chez Tickmill Group.
Vers 20H40 GMT, la devise britannique perdait 0,91% face au billet vert, à 1,3400 dollar pour une livre.
La pression sur M. Starmer est montée d'un cran en début de semaine lorsque quatre secrétaires d'Etat ont démissionné de son gouvernement et que 86 députés de son parti - sur un total de 403 - l'ont appelé à la démission.
Dans ce contexte, "le marché obligataire britannique reste remarquablement stable", souligne Kathleen Brooks, directrice de la recherche chez XTB.
Le rendement de la dette britannique à échéance dix ans a reculé à 4,99%, contre 5,06% la veille en clôture, s'éloignant ainsi d'un sommet depuis 2008 atteint mardi.
G.Jozwiak--GL