La SNCF de nouveau interpellée après la mort d'un animal domestique sur des voies en gare
La SNCF a de nouveau été interpellée jeudi à propos de sa gestion des cas d'animaux domestiques sur les voies au départ des trains, au lendemain de la mort d'un chat dans une gare parisienne.
La société ferroviaire avait mis en place l'an dernier un retard maximum de 20 minutes au départ d'un train donné pour permettre de récupérer un animal de compagnie échappé sur des voies ferrées, deux ans après l'écrasement médiatisé du chat Neko en gare de Paris-Montparnasse.
"Après avoir immobilisé le train concerné ainsi que celui d'à côté pendant plus de trente minutes, une vingtaine d'agents, personnel de la gare, équipes du train, pompiers et forces de l'ordre, se sont mobilisés sans relâche pour tenter de retrouver le chat", explique SNCF Voyageurs dans un message publié jeudi sur X et adressé au propriétaire de l'animal, Olivier Benkemoun, un journaliste de la chaine CNews.
"Malgré tous ces efforts, nous avons dû faire redémarrer le train à très faible allure tout en poursuivant les recherches", ajoute la filiale du groupe SNCF chargée du transport ferroviaire de voyageurs.
Sollicité jeudi par l'AFP, un porte-parole de SNCF Voyageurs a rappelé qu'"il est impossible de descendre sur les voies pour des raisons de sécurité, sauf à risquer des conséquences en cascade" dans le fonctionnement de la gare.
Olivier Benkemoun avait annoncé mercredi dans un message publié sur X la mort de son chat, Gina, "décapitée par un train SNCF" Gare de Lyon, à Paris, jugeant trop court le délai de 20 minutes.
La Fondation de défense des animaux 30 Millions d'Amis plaide aussi pour que SNCF Voyageurs rallonge ce délai et affirme sur X avoir l'intention d'" explorer toutes les voies juridiques" en ce sens.
I.Wroblewski--GL