Mouvement des lycéens : les derniers développements
Voici les derniers développements de la mobilisation lycéenne, dont les cortèges ont commencé mardi matin pour l'"acte V" de ce mouvement lancé mi-septembre.
Des lycées et universités étaient bloqués en début de matinée, avant une nouvelle journée nationale de manifestations, qui a reçu le soutien de la militante suédoise Greta Thunberg.
Universités "bloquées" ou "fermées"
Mardi, 90% des quelque 70 universités françaises sont "bloquées" ou "fermées" dans le cadre de la nouvelle journée nationale du mouvement lycéen et étudiant, selon l'organisation Union étudiante.
"90 % des facs sont bloquées ou fermées en ce 13 octobre", a-t-elle indiqué dans un message à la presse, en précisant que "la liste détaillée (était) en cours de finalisation".
Premiers défilés
À Marseille, le cortège s'est ébranlé peu après 10H30 réunissant plusieurs milliers de lycéens et des représentants de syndicats assurant notamment le service d’ordre.
À Lyon, plusieurs milliers de personnes ont commencé à défiler du centre-ville pour aller jusqu'à Villeurbanne, où une assemblée générale inter-lycées est prévue dans un centre culturel à partir de 12H00.
À Nantes, un cortège de plusieurs milliers de personnes, lycéens, étudiants, professeurs et syndicats notamment, s'est mis en marche aux environs de 11H00, derrière une banderole proclamant "écoles sans argent, pays sans avenir".
À Strasbourg, des manifestants se sont rassemblés place Kléber, dans le centre-ville, avant de s'élancer pour une manifestation.
A Paris, où plusieurs lycées et universités ont été bloqués dès avant l'aube, la manifestation étudiante et lycéenne doit s'élancer à 14H00 de la place d'Italie pour rallier les Invalides, non loin de Matignon et du ministère de l'Education.
Greta Thunberg au milieu de manifestants devant un lycée de Saint-Denis
La militante écologiste suédoise Greta Thunberg est venue manifester mardi matin devant le lycée Paul-Eluard de Saint-Denis, un des épicentres du mouvement lycéen, a constaté un journaliste de l'AFP.
"Les jeunes ne sont pas associés aux discussions. On nous vole notre avenir et, comme on a pu le constater ici, les écoles ne reçoivent pas les investissements dont elles ont besoin", a déclaré la militante, keffieh sur les épaules.
Devant plus d'une centaine de jeunes rassemblés, elle s'est dite "extrêmement fière des étudiants français".
Une vingtaine d'avocats ont également fait le déplacement sur place pour protéger les lycéens d'éventuelles violences policières, a constaté l'AFP.
Le gouvernement prévoit "200 établissements" scolaires fermés
"Aujourd'hui, on devrait être sur environ (...) 200 établissements fermés, ce qui est moins que la semaine dernière", a déclaré le ministre de l'Éducation Edouard Geffray, sur France Inter, évoquant une "décrue par rapport aux semaines précédentes".
"Mais c'est aussi logique parce qu'il y a des établissements qui sont très proches des parcours des manifestations et donc qui ferment pour éviter les dégradations, donc en réalité on est plutôt sur une décrue par rapport aux semaines précédentes", a-t-il estimé.
Quelque "86.000 contributions" ont été enregistrées sur la plateforme de concertation lancée à l'adresse des lycéens, a-t-il précisé, saluant "une forme de démocratie lycéenne qui s'exprime".
Le gouvernement "commence à apporter des solutions très concrètes, notamment sur le remplacement" des professeurs, a-t-il affirmé.
Sur "23 académies sur 30", "depuis vendredi, 35% des remplaçants qui étaient disponibles ont déjà été affectés", a-t-il détaillé, "et on a recruté une centaine de personnes supplémentaires".
Le gouvernement a promis que 3.000 professeurs remplaçants seraient déployés en urgence dans les lycées où la situation est la plus critique.
Perturbations dans le Rhône, à Rennes, Montpellier, Marseille, Bayonne
Dans le Rhône, sept établissements étaient perturbés en début de matinée, ainsi que plusieurs universités et grandes écoles, selon la préfecture.
Des blocages ou perturbations ont également été constatés par l'AFP devant plusieurs établissements à Montpellier, Rennes, Marseille ou Bayonne.
A Rennes, la mobilisation a débuté avant l'aube devant le lycée Jean-Macé, a constaté l'AFP.
Devant le lycée polyvalent Louis-de-Foix, à Bayonne, une dizaine de fourgons de CRS bouclaient le quartier avant 08H00, a constaté une journaliste de l'AFP.
A Marseille, le maire DVG Benoît Payan a mis à disposition des protestataires des "salles municipales" pour leur permettre de "se réunir, débattre, organiser leur mouvement de manière démocratique et apaisée".
A Vitrolles, tentative d'incendier un garage attenant à un lycée
A Vitrolles (Bouches-du-Rhône), durant la nuit de lundi à mardi, des jeunes gens ont tenté d'incendier un garage attenant à un lycée et un mineur de 12 ans a été interpellé, selon la police.
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Q.Szulc--GL