Conditions d'enseignement: 5e jour d'affrontements à Tirana
Des affrontements se sont poursuivis samedi pour le cinquième jour dans la capitale albanaise, les manifestants exigeant la démission du chef du gouvernement, dénonçant les conditions d'enseignement et les droits d'inscription universitaires.
Quelques centaines de personnes, certaines masquées, se sont rassemblées vers midi devant le ministère de l'Éducation à Tirana, et les protestations se sont ensuite étendues à l'ensemble de la ville.
Les manifestants ont lancé des pierres sur la police et mis le feu à des poubelles, qu'ils ont utilisées comme barricades pour empêcher les forces de l'ordre d'avancer.
Après avoir appelé à l'aide de mégaphones les manifestants à "cesser les actes de violence", les policiers ont utilisé des canons à eau et des gaz lacrymogènes pour disperser temporairement la foule.
Des manifestations violentes secouent Tirana depuis mardi, des milliers de protestataires réclamant le départ du Premier ministre Edi Rama.
En visitant des commerces endommagés lors des manifestations, le Premier ministre Edi Rama a affirmé qu’il "respecte les étudiants" et que "leur droit de protester doit être protégé et le sera".
"Les voix des jeunes et de chaque citoyen qui a pris part aux protestations aujourd'hui doivent être entendues et le seront", a dit M. Rama. Cependant, il a ajouté qu’il "ne permettra à personne de compromettre l’avenir de ce pays".
Selon la police, dix personnes ont été arrêtées en lien avec les manifestations de vendredi, tandis que 22 procédures pénales ont été engagées.
Le ministère de la Santé a indiqué dans un communiqué que 25 personnes, dont neuf policiers, ont été légèrement blessées lors des affrontements à Tirana, Vlora et Lezha vendredi.
L'escalade de cette semaine intervient après des mois de manifestations antigouvernementales dans ce pays des Balkans, initialement déclenchées par un projet de complexe touristique controversé lié à la famille du président américain Donald Trump.
bme/dd/ial/cac
S.Mazur--GL